Pole dance: kesako?


La pole dance est une discipline qui mêle danse et acrobaties autour d’une barre. Ce sport demande force, endurance, souplesse et sensualité. Cette danse sensuelle, pratiquée à l’origine par les strip-teaseuses, sort peu à peu de son environnement érotique. Aujourd’hui, la pole dance est utilisée dans les cabarets, les cirques mais aussi les clubs de sport.

Dans le contexte du strip-tease, la pole dance est souvent moins gymnique et est combinée avec le strip-tease. Les danseuses pourront simplement tenir la barre, ou l’utiliser pour effectuer des figures plus sportives.

Populaire aux Etats-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne, la pole dance, en tant que sport, a fait son apparition en France il y a moins de 10 ans. Elle est considérée comme une forme d’exercice et une alternative ludique au fitness. Ce sport fait surtout appel à des exercices de gainage. Aujourd’hui cette discipline mi-sport, mi- danse est de plus en plus encensée par les médias et retrouve une certaine popularité.

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Les bienfaits de la pole dance

 

C’est le niveau qui va vous étonner et vous rendre addict à la pole dance !
Apprentissage des premières figures, montées à la barre et accrobaties la tête en bas!

Intermédiaire

C’est le niveau des tous les défis et de la persévérance, celui des premières chorégraphies maîtrisées, celui où on ne lâche rien. Et surtout celui on l’on ressent tous les bienfaits de la pole dance : assurance, maîtrise de soi, renforcement musculaire et raffermissement du corps.

Avancé

C’est le niveau que l’on rêve d’atteindre, le grall ! Celui où il va falloir tout donner, se dépasser!
http://www.poledancecommunity.com/pdc-pole-dance-syllabus-v15-111Contrairement aux apparences, la pole dance est accessible au plus grand nombre, physiquement parlant. Il n’est pas nécessaire d’être déjà mince, souple et musclé pour pouvoir la pratiquer… Une des raisons de l’extraordinaire succès de la pole dance dans les pays anglo-saxons est justement cette accessibilité. Toute personne apte à faire du sport (danse, musculation, judo, vélo…) peut se mettre à la pole dance. Un cours sérieux ne fera bien sûr pas l’impasse sur un échauffement complet et des étirements en fin de séance, et saura vous faire avancer progressivement et harmonieusement en fonction de vos possibilités. Bref, comme dans toute activité physique !

Partant de là, vous pouvez donc faire de la pole dance en toute confiance, en sachant que vous travaillez tout votre corps à la fois en souplesse et en tonicité, mais que vous renforcez plus particulièrement le haut du corps, la ceinture abdominale et l’ensemble du bassin. En effet, les bras, les épaules, le dos mais aussi les abdos et les fessiers sont sollicités en permanence, même pour exécuter les figures les plus basiques du niveau débutant.

Mais, et c’est là que ça devient intéressant, comme le côté aérien de la pole dance la rend extrêmement ludique et fun, on se dessine et on se raffermit sans s’en rendre compte, tout en s’amusant et en apprenant à réaliser de très belles figures, que l’on réussit d’ailleurs souvent beaucoup plus facilement que l’on ne pensait au début du cours !

Une fois les bases techniques acquises, on peut commencer à créér des chorégraphies de plus-en plus artistiques. L’addiction est généralement quasi-immédiate…

Un autre aspect important de cette discipline, dont on n’a pas forcément conscience tant qu’on ne l’a pas pratiquée, est l’assurance qu’elle procure. En effet, son côté acrobatique nous oblige à affronter deux craintes : celle de la chute et celle du choc contre la barre. Une fois ces peurs vaincues, le sentiment de force et de maîtrise est très jubilatoire, surtout pour les personnes timides ou qui se croyaient peureuses. Car la pole-dance n’est pas seulement esthétique, elle est aussi assez impressionnante. Lorsqu’on arrive au cours débutant, et que l’on se trouve capable d’exécuter des figures qui semblaient si difficiles au départ, on en ressort gonflé à bloc !

 

Les origines de la pole dance

 

Il existe aujourd’hui différentes théories sur ses origines, et le fait même d’utiliser une barre verticale (en bois, à l’époque) pour exécuter des mouvements plus ou moins gymniques voire carrément acrobatiques remonterait au 12ème siècle en Inde, chez des moines yogis, dans le cadre d’une discipline appelée Mallakhamb, encore pratiquée aujourd’hui et connaissant un regain d’intérêt récent en Inde. Intéressant, certes, mais très éloigné de la discipline qui nous intéresse ici, puisque le Mallakhamb ne comporte ni mouvements dansés ni réelles transitions…

Quant à la discipline circassienne appelée mât chinois, bien plus proche dans sa forme actuelle de la pole dance, elle remonterait elle aussi au 12ème siècle ! Le mât chinois est plus épais que la pole, et recouvert d’une couche de néoprène, ce qui le rend plus adhérent que la pole métallique, mais occasionne des brulures de friction sur la peau. C’est pourquoi les acrobates qui évoluent dessus portent des vêtements assez couvrants pour se protéger, alors que les « poleurs » et les « poleuses » sont moins couverts afin que leur peau puisse « accrocher » le métal.

La plupart des sources s’accordent cependant à dire que l’actuelle pole dance serait née au Canada, probablement dans les années 20, au moment de la Dépression. Des troupes foraines se déplaçaient alors de ville en ville, installant leurs multiples petites tentes autour du chapiteau, chacune réservée à une attraction spécifique. L’une de ces tentes, réservée aux adultes, abritait parfois les Hoochie-Coochie dancers, des danseuses légèrement vêtues (pour l’époque), ainsi nommées en référence au balancement suggestif (pour l’époque !) de leurs hanches. Du fait de la taille réduite de ces tentes, la barre centrale qui soutenait la toile devait se situer au centre même de la petite scène, et certaines filles ont commencé à s’en servir comme appui, avant de l’intégrer à leurs mouvements de danse, créant par là même un type de show plus spectaculaire et divertissant, qui ne perdait pourtant rien de sa charge érotique…

Lorsque la danse exotique quitta progressivement les tentes foraines pour s’installer dans les bars, avec l’avènement notamment du burlesque dans les années 50, la barre fut automatiquement incluse comme part indissociable de ce type de numéro. Bien sûr, tout comme aujourd’hui, beaucoup de strip-teaseuses n’utilisaient la pole que comme un simple appui, sans exécuter de véritables figures dessus.

Ce n’est que dans les années 70-80 que le striptease et la pole dance deviennent véritablement populaires, au Canada et aux USA notamment. Les clubs y fleurissent un peu partout, et le phénomène se communique bientôt à l’Angleterre et à l’Australie. L’ambiance généralement bon enfant de ces clubs les rend plus acceptables socialement, et la pole dance peut enfin se développer, lentement mais sûrement.

Aujourd’hui, l’activité s’ouvre peu à peu aux hommes, et on distingue généralement la pole dance du pole fitness. Cette dernière discipline s’apparente davantage au sport qu’à la danse, même si elle intègre souvent quelques mouvements de transition dansés, au même titre que la GRS. Certaines organisations ont préféré tout simplement l’appellation de pole

sports, pour tenter de regrouper tous les styles dans un but fédérateur, mais dans une tendance plutôt gymnique malgré tout. Cependant, les techniques sont les mêmes dans tous les cas, et on peut les considérer plutôt comme des variantes d’une même discipline. Ensuite, c’est plutôt une affaire de style, de parcours de l’enseignant et d’objectif recherché par les pratiquants.

 

Sources :

http://dfpolesports.org/

http://poledance-paris.com/01_histoire/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pole_dance